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Le Consentement : Clé de l'autonomie et du respect en thérapie

27/04/2024

Le Consentement : Clé de l'autonomie et du respect en thérapie

Un concept :

 

Le concept du consentement est souvent associé aux relations intimes, mais son importance s'étend bien au-delà, notamment dans les contextes thérapeutiques et médicaux. Cet article explore pourquoi et comment le consentement devrait être une pierre angulaire dans toutes les interactions humaines.

 

 Une Compréhension Essentielle du Consentement :

 

Le consentement est l'accord donné librement par une personne pour participer à une activité ou permettre une action qui l'affecte. Il nécessite une compréhension complète des informations pertinentes et des conséquences possibles. L'importance du consentement est soulignée par des exemples troublants tirés de thérapies non sollicitées, où des individus ont été confrontés à des révélations personnelles et traumatisantes sans leur accord préalable.

 

Les Piliers du Consentement :

 

1. Éclairé: Le consentement doit être donné avec une pleine connaissance de cause, ce qui est impossible sous l'influence de drogues ou en état de choc.
2. Libre : Il doit résulter d'une décision volontaire, sans pression ou manipulation, telle que le chantage affectif ou les conséquences négatives en cas de refus.

3.Explicite et Spécifique : Le consentement doit être clairement formulé, que ce soit verbalement ou non, et doit être renouvelable à tout moment.

4. Franc : La réponse donnée doit être sans ambiguïté, un "oui" enthousiaste plutôt qu'un "peut-être".

5. Révocable : À tout moment, le consentement peut être retiré sans nécessité de justification, suivant le ressenti de la personne.

 

Cas Concrets de Violations de Consentement : 

 

Des pratiques comme des séances de médiumnité ou des interventions énergétiques non sollicitées dans des salons bien-être sont des exemples frappants où le consentement est souvent négligé. Ces interventions, réalisées sans accord préalable ni respect de l'intimité, peuvent laisser des séquelles émotionnelles profondes, comme par exemples : 

 

  • Dans un contexte médical: Une patiente est informée qu'elle doit subir une procédure mineure mais se retrouve sous anesthésie générale pour une opération plus invasive sans son consentement explicite. Le choc et la trahison ressentis après révèlent l'importance cruciale de la transparence et du consentement éclairé.
  •  En thérapie : Un thérapeute commence à utiliser des techniques de régression sans discuter des méthodes ni obtenir le consentement de son client, qui se trouve déstabilisé et traumatisé par des souvenirs refoulés surgissant sans préparation.
  • Au travail: Un manager suppose le consentement d'un employé pour travailler des heures supplémentaires régulières sans discussion préalable, plaçant l'employé dans une position difficile refusant de peur de répercussions professionnelles.

 

 L'Importance du Consentement dans la Pratique Professionnelle : 

 

En tant que thérapeute ou praticien, respecter le consentement n'est pas seulement une question d'éthique professionnelle; c'est aussi une manière de valoriser et de renforcer l'autonomie de l'individu. Un praticien doit toujours s'assurer du confort et de l'accord de ses clients avant d'engager toute forme de traitement ou de thérapie.

Le consentement est aussi une dynamique sociale, impliquant la capacité à refuser et à accepter le refus d'autrui sans conflit. Cela nécessite une compréhension mutuelle et un respect de l'autonomie personnelle. Dans notre société, où le consentement peut parfois être perçu comme un challenge, il est crucial de renforcer cette compétence sociale fondamentale.

 

Conclusion :

 

Le consentement n'est pas simplement une formalité légale ou éthique; c'est une expression profonde du respect et de la dignité humaine.

En pratique, que ce soit en thérapie, en médecine ou dans la vie quotidienne, le consentement est essentiel pour assurer que chaque individu reste maître de ses choix et de son corps. Pour les professionnels et pour chacun de nous, cultiver une culture du consentement, c'est promouvoir une société plus juste et plus empathique.

La complexité du terme "Thérapeute" : étymologie, pratiques et cadre légal en France

17/01/2024

La complexité du terme "Thérapeute" : étymologie, pratiques et cadre légal en France

Origine :

 

Le mot "thérapeute" vient du grec ancien "therapeutḗs", signifiant initialement "serviteur" ou "celui qui prend soin de quelqu'un", et a évolué pour désigner un "médecin"​​.

 

Les approches non conventionnelles adoptent une approche holistique et complémentaire, se concentrant sur le bien être, le développement personnel et spirituel, à l'aide de méthodes alternatives et naturelles. 


Les thérapeutes en "médecine douce" utilisent diverses approches, comme l'aromathérapie, la naturopathie, la réflexologie, les médecines traditionnelles chinoises, l'hypnothérapie, la sophrologie​​, les soins énergétiques, la psychogénéalogie...  Ici le mot thérapeute est utilisé comme à son origine c'est à dire dans le sens "serviteur" et "accompagnant". 

 

Aujourd'hui aucune loi ne réglemente le titre de "thérapeute". Cependant il y a une forme de vide juridique issue d'un décalage entre l'usage courant de ce mot et la définition du dictionnaire. En effet selon le Robert, "thérapeute"   est la personne qui soigne des malades, médecin, psychothérapeute. 


Réglementation :

 

En France, la réglementation autour du titre de "thérapeute" est spécifiquement liée au titre de "psychothérapeute".

 

Voici les éléments clés relatifs à cette réglementation :

 

Le titre de psychothérapeute est réglementé en France depuis l'adoption de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, modifiée par l'article 91 de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009​​.
Cette réglementation impose des exigences spécifiques pour l'utilisation du titre de psychothérapeute, notamment une formation en psychopathologie clinique de 400 heures minimum et un stage pratique d’une durée minimale correspondant à cinq mois​​.


L’accès à cette formation est réservé aux titulaires d'un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d'exercer la médecine en France ou d'un diplôme de niveau master en psychologie ou psychanalyse​​.

Malgré la protection du titre de psychothérapeute, d'autres professionnels pratiquent la psychothérapie sans bénéficier de ce titre. Ils utilisent des titres non réglementés comme psychopraticien, gestalt-thérapeute, analyste transactionnel, psychogénéalogiste, psycho-énergéticien...


Ces titres sont souvent auto-régulés par des associations professionnelles, dont certaines bénéficient d'une reconnaissance des pouvoirs publics ou des spécialistes​​.
Avant la loi de 2004, la pratique de la psychothérapie était libre en France, et n'importe qui pouvait se dire psychothérapeute. 


Actuellement, la profession de psychothérapie n'est pas formellement réglementée en France, mais l'usage du titre de psychothérapeute est protégé et réservé aux psychologues, médecins et psychanalystes sous certaines conditions​​.

 

Les thérapeutes en "médecine douce" doivent éviter d'indiquer ou de laisser croire qu'ils réalisent des diagnostics et des traitements médicaux. Ils doivent utiliser une communication claire et transparente, notamment sur internet, et respecter certaines règles juridiques pour réduire les risques de contentieux​​.


Les bonnes pratiques :

 

Les approches non-conventionnelles peuvent être complémentaires à la médecin classique. Certains professionnels de santé (médecins, chirurgiens, psychiatres, psychologues et autres spécialiste) prônent une médecine intégrative c'est à dire une complémentarité entre médecine et approches alternatives. 


Cependant pour être au clair avec sa pratique, sa posture et éviter toutes confusions pour les clients : 

Il est bon de préciser la nature des soins (ex : soin de l’esprit, soin énergétique), éviter de parler de guérison ou de traitement médical, et utiliser des termes clairs.

 

Les praticiens en santé naturelle doivent être informés sur les lois françaises et identifier ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire, ainsi que leurs obligations légales​​.
Il est conseillé d'éviter d'utiliser des termes et expressions qui laisseraient croire à un exercice médical, comme thérapeute, thérapie, soigner, guérir, médecine, patient​​, traitement. 

 

Pour utiliser le terme "thérapeute" sur un site internet professionnel du bien-être en France, tout en respectant le cadre juridique et évitant toute confusion avec la médecine conventionnelle, voici les précisions importantes à inclure :

  • Clarté sur la nature des services : spécifiez clairement la nature des services offerts (par exemple, "thérapie énergétique", "thérapie holistique", "accompagnement en bien-être", etc.) pour distinguer clairement vos services de ceux de la médecine conventionnelle.
  • Qualifications et formations : indiquez vos qualifications, certifications, et formations suivies. Cela inclut les écoles ou instituts où vous avez étudié et la nature de vos études (par exemple, formation en naturopathie, aromathérapie, etc.).
  • Fédération ou association : faire partie d'une fédération de professionnels ou d'une association permet d'être représenté et de garder un axe clair sur sa pratique avec la veille professionnelle.
  • Ajoutez un avertissement clair indiquant que les pratiques et conseils fournis ne remplacent pas les traitements médicaux conventionnels. Précisez que les services offerts ne visent pas à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir des maladies dans le sens médical.
  • Inclure toutes les mentions légales obligatoires sur votre site internet, notamment votre identité complète, les conditions de réalisation de vos activités, et les informations de contact.
  • Pour éviter toute confusion, privilégiez au mot "thérapeute" celui de "praticien", "praticien bien être", praticien en psychogénéalogie" par exemple, ou "maître praticien en...". 

 

 

Charte déontologique :  Voici un exemple que vous pouvez utiliser (source IFPIA)

 

Le praticien (psycho-énergéticien ou psycho-énergéticien intuitif ® ou
psychogénéalogiste évolutif ®)s’engage à respecter les points éthiques suivants :


• En tant que praticien nous posons que les êtres que nous accompagnons s’inscrivent dans un rapport d’égalité avec nous
même. Nous partons de l’a priori que nous “ne savons pas à la place de la personne accompagnée”.
• L’autonomie des clients ou des consultants doit être restaurée et/ou renforcée en les accompagnant dans leur processus
d’évolution et d’autonomisation.
• La liberté de choix du suivi thérapeutique est respectée.
• Le praticien s’engage à exercer son activité avec humanité, probité et loyauté et s’engage à toujours garder un axe clair, net et bienveillant dans son accompagnement. Le praticien fournit une explication claire et détaillée sur sa proposition de suivi thérapeutique et ses tarifs.
• Le praticien s’applique à n’exercer aucune pression physique, psychique, morale ou spirituelle, à mener son activité en excluant toute forme de prosélytisme confessionnel, politique ou sectaire. Le praticien ne pose aucun diagnostic médical et respecte tous les traitements médicaux en cours. Il oriente, si besoin est, la personne vers son médecin traitant ou vers tout autre thérapeute.
• Le praticien déclare sur l’honneur n’appartenir à aucune secte. La connaissance d’une telle appartenance serait à l’origine d’un retrait immédiat de la certification et de l’annuaire.
• Le praticien est tenu au secret professionnel. Il s’engage à ne parler en aucun cas de ses consultants à quiconque sauf dans le cadre d’une supervision, elle même tenue au secret professionnel.
• Pour rester compétent, Le praticien poursuit en outre sa formation tout au long de sa pratique. Il se doit d’être vigilant à se garder de ses propres projections, attentes, désirs de puissance, et pour cela accepter si nécessaire une supervision confraternelle ou un travail sur soi avec l’aide d’un thérapeute.

 

En suivant ces lignes directrices, vous pouvez utiliser le terme "thérapeute" de manière responsable et éthique, tout en respectant les réglementations et en fournissant des informations claires et transparentes à vos clients.  

 

Betty Tutrice 

 

 

Un Voyage Vers l'Ame : L'EMDR Transpersonnelle et le Chamanisme

25/12/2023

Un Voyage Vers l'Ame : L'EMDR Transpersonnelle et le Chamanisme

Introduction:


Dans le monde en constante évolution de la psychothérapie, l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) se présente comme une technique révolutionnaire, conçue par Francine Shapiro dans les années 1980. Centrée sur des mouvements oculaires, cette méthode a largement fait ses preuves dans le traitement des souvenirs traumatiques.

Cependant, une innovation récente, l'EMDR transpersonnelle, élargit le champ de cette pratique en y intégrant des aspects spirituels, des aspects plus vastes comme les traumatismes petits ou grands liées, à la vie intra-utérine, à la naissance, à la période du pré langage, aux mémoires transgénérationnels, offrant ainsi une approche plus holistique du processus de transformation intérieure. 

 

L'Innovation : L'EMDR Transpersonnelle


Contrairement à l'EMDR traditionnel, qui se concentre principalement sur les événements traumatisants de la vie actuelle, l'EMDR transpersonnelle explore des territoires plus vastes. Cette méthode s'étend aux traumas transgénérationnels, au évenements non digérés de la vie intra-uétine, de la naissance, et de la période du pré-langage,  et parfois même à des vies antérieures, intégrant des éléments de spiritualité et de conscience élargie. Elle reconnaît et traite l'individu dans sa totalité, embrassant ses dimensions spirituelles et transgénérationnelles.

 

La Technique en Pratique :

L'EMDR transpersonnelle emploie une variété de techniques pour stimuler des zones spécifiques du cerveau, telles que les mouvements oculaires, le tapping, et l'utilisation de la musique. Ces méthodes facilitent la 'digestion' des événements traumatiques, permettant une guérison plus profonde. Par le biais de stimuli sensoriels alternés, le cerveau est encouragé à retraiter les souvenirs traumatisants, favorisant une harmonisation émotionnelle et psychologique. L'emdr transpersonnelle s'applique à transformer croyances limitantes, émotions envahissantes, blocages, phobies, répétitions de vies....

 

 

EMDR - Chamanisme - formation psychopraticien - devenir thérapeute

 

L’Intégration Chamanique


Dans cette approche transpersonnelle, les visions ou sensations chamaniques jouent un rôle significatif. Des processus spirituels tels que le "démembrement" symbolisent une renaissance symbolique. Toute expérience, tout voyage, est accueillie comme une traversée initiatique et transformatrice. Le thérapeute en emdr transpersonnelle accueille les expériences sans jugement et amène à faire sens du voyage pour se sentir aligner avec l'âme. 

 

Le recouvrement d'âme, dans le contexte du chamanisme, est une pratique spirituelle visant à réintégrer des parties de l'âme qui auraient été perdues, déconnectées ou fragmentées suite à divers traumatismes ou expériences de vie difficiles. Selon les croyances chamaniques, ces événements peuvent entraîner une "perte d'âme", où une partie de l'essence vitale de la personne s'éloigne pour échapper à la douleur ou au stress émotionnel.

Cette pratique consiste généralement à effectuer un voyage chamanique, où le praticien, ou chamane, entre dans un état de conscience modifié pour voyager dans des mondes spirituels non ordinaires. Il peut également accompagner la personne qui a besoin de soin, à faire son propre voyage chamanique.  L'objectif est de retrouver les parties perdues de l'âme et de les réintégrer dans la personne, favorisant ainsi la guérison émotionnelle, psychologique, et parfois même physique.

Le recouvrement d'âme est considéré comme une forme de guérison holistique, abordant l'individu dans sa globalité – corps, esprit, et âme. C'est une pratique qui peut varier considérablement en fonction des différentes cultures chamaniques à travers le monde, chacune ayant ses propres rituels, croyances et techniques.

 

Le Recouvrement d'Âme dans l'emdr transpersonnelle


Un concept central dans le chamanisme, le recouvrement d'âme, trouve son écho dans l'EMDR transpersonnelle. Cette pratique est cruciale pour récupérer les fragments de l'âme perdus suite à un traumatisme. L'EMDR transpersonnelle aide les individus à réintégrer ces parties égarées, en considérant qu'un traumatisme peut fragmenter une personne, laissant des parties d'elle-même bloquées à différents niveaux de conscience.

 

Les deux approches visent à guérir des traumatismes et des troubles émotionnels profonds, souvent liés à des expériences passées. Tandis que l'EMDR transpersonnelle utilise des méthodes modernes comme les mouvements oculaires et la musique, le recouvrement d'âme chamanique s'appuie sur le chant et le rythme du tambour chamanique pour activer certaines zones du cerveau. L'état de transe permet ainsi d'activer les mémoires et de retrouver les parts fragmentés. 

 

Le Processus de Guérison en Profondeur


Le processus de guérison en EMDR transpersonnelle comprend plusieurs étapes clés :

  1. Activation des Ressources : Création d'un lieu de sécurité et invocation d'un guide intérieur ou spirituel.
  2. Le Voyage : Re visitation et traitement de l'événement traumatique, parfois en reconnectant avec l'enfant intérieur.
  3. Transformation : Dialogue avec l'enfant intérieur, ou avec la part bloquée, déclenchant guérison et libération émotionnelle.
  4. Unification et Sens : Intégration de l'expérience pour ressentir l'unification et donner un sens à l'événement traumatique.

 

Les Fondements Neurologiques de l'EMDR


L'EMDR repose sur la neurobiologie pour traiter les traumatismes. 

Trois régions cérébrales clés sont impliquées dans le traitement des souvenirs traumatiques : l'amygdale, l'hippocampe, et l'aire de Broca.

  1. L'Amygdale

Fonction: L'amygdale joue un rôle crucial dans la gestion des émotions, en particulier la peur et l'anxiété. Elle est responsable de la réponse de combat, de fuite ou de figement face à une menace.
Dans le Traumatisme: Lors d'un événement traumatique, l'amygdale est hyperactive, ce qui peut conduire à une réponse émotionnelle excessive et à une mémorisation du souvenir sous une forme non traitée.  L'EMDR aide à atténuer la réactivité de l'amygdale aux souvenirs traumatiques. Cela réduit l'intensité des réponses émotionnelles associées à ces souvenirs.

       2 L'Hippocampe:

Fonction: L'hippocampe est impliqué dans la formation de nouveaux souvenirs et aide à contextualiser ces souvenirs dans le temps et l'espace.
Dans le Traumatisme: Chez les personnes traumatisées, l'hippocampe peut être moins efficace, conduisant à des difficultés pour intégrer le souvenir traumatique dans un contexte temporel et spatial. Cela peut entraîner des flashbacks ou des souvenirs intrusifs.
Effet de l'EMDR: En facilitant le traitement des souvenirs traumatiques, l'EMDR aide l'hippocampe à intégrer ces souvenirs de manière plus adaptative, les situant dans le passé plutôt que de les revivre comme s'ils se produisaient dans le présent.
        3.L'Aire de Broca:

Fonction: L'aire de Broca est associée à la production du langage. Elle joue un rôle dans l'expression verbale des pensées et des émotions. Pendant un traumatisme, l'aire de Broca peut être temporairement désactivée. Cela peut rendre difficile l'expression verbale des souvenirs traumatiques, les rendant "indicibles".

Les mouvements alternés de l'EMDR, les battements du tambour chamanique, permettent d'harmoniser ces régions du cerveau. 

 

Conclusion


Bien que leurs origines et méthodes diffèrent, le chamanisme et l’EMDR transpersonnelle partagent une vision commune : la rencontre des pertes de parties de soi liées au événements non digérés pour s'aligner enfin avec son âme. 


Les approches de l'EMDR transpersonnelle et du chamanisme, bien que distinctes, convergent vers un objectif commun : le retour à la maison, la sensation d'être partout à sa place, dans la vie.  Elles offrent des moyens puissants pour surmonter les traumatismes et retrouver un sentiment d'unité et de paix intérieure. L'EMDR transpersonnelle, une fusion remarquable entre sagesse ancienne et science moderne, ouvre une voie nouvelle vers une guérison holistique et profonde.

 

Betty Tutrice

 

Pour en savoir plus :

Le podcast "Oser l'âme" épisode #08 - L'emdr transpersonnelle, un recouvrement d'âme

La formation pour devenir thérapeute EMDR transpersonnelle : cliquez ici 

La médiumnité spirituelle

22/05/2022

La médiumnité spirituelle

Communiquer avec l’au-delà. Pour certains la chose est littéralement extra-ordinaire, pour d’autres, elle parait effrayante, voire impossible. Pour beaucoup d’entre-nous, la médiumnité est un mot et une pratique qui ont perdu de leur sens car confondus et réduits à de la voyance et/ou nourris de peur face à la mort, aux mondes des âmes (peur d’entités, de l’enfer…). Autant de notions effrayantes, issues du 19ème siècle avec les écrits du célèbre médium Allan Kardec très fortement inspirés de la culture catholique de son époque. Appréhensions qui sont également induites et renforcées aujourd’hui, par certains films ou séries fascinantes, évoquant des âmes bloquées ou des cas de possession.


Paradoxalement, certaines personnes ayant eu des contacts avec le monde des esprits (personnes décédées, guides…) évoquent un amour inconditionnel, indescriptible. Ils décrivent une relation avec l’autre monde qui les a transformés, amenant plus d’ouverture et de sens dans leur vie, les guidant vers un chemin d’amour et d’enseignement.


Ghandi disait : « L’amour ne craint rien ni personne. Il tranche la peur à sa racine même. ». Autant la peur appartient à la psyché, autant l’amour appartient à notre nature profonde, notre nature spirituelle.


La médiumnité spirituelle
Le mot « médium » vient de l’anglais et il signifie intermédiaire. Ce vocabulaire a été introduit dans notre langue, au 19è siècle à la suite des pratiques médiumniques spiritualistes, originaires des pays anglo-saxons comme les Etats-Unis, l’Angleterre…La médiumnité a toujours existé chez les hommes et femmes guérisseurs, chamans, messagers entre les mondes.


Jusque fin du 19 ème siècle, le médium ou le guérisseur est vu comme un être humain ayant reçu de Dieu un don, lui permettant d’agir et de communiquer avec des entités qui ont un impact sur la maladie, le bien être des personnes. C’est l’extérieur qui agit sur lui.
A partir du 20ème siècle, avec la psychanalyse, la vision du monde et de l’être humain change. Celui-ci est constitué d’énergies psychiques qui influencent sa vie : l’inconscient, ses conflits intrapsychiques… C’est son intériorité qui agit sur lui. Tout un champ de recherche s’ouvre alors pour comprendre ce qui nous constitue, ce qui définit l’âme, la conscience, l’inconscient personnel et collectif….


Aujourd’hui, nous pouvons avoir une vision moderne de la médiumnité en incluant les états psychiques. La médiumnité spirituelle se situe au carrefour de la psychologie et de la spiritualité.


Une capacité – un don ?
Certains psychiatres du 20ème siècle comme C.G Jung, Stanislas Grof et bien d’autres se sont penchés particulièrement sur le processus de médiumnité et ses effets. Ils la définissent comme une capacité inhérente à l’être humain. Pour eux, c’est un élargissement de notre conscience, appelé aussi état de transe.


Bien évidemment, cette capacité est déjà très développée chez certaines personnes, de façon naturelle. Parfois, nous ne la développons pas parce que celle-ci est niée par la société et par notre éducation. Chacun d’entre nous possède un ou plusieurs talents appelés dons, comme celui de la musique, de la médecine, du bricolage, des mathématiques, de l’écriture, etc.


Qu’est ce qui fait qu’une capacité devient un don ? A partir du moment où nous décidons de nous « don-ner » à cette capacité. Pour cela nous devons lui consacrer du temps, non seulement pour la faire grandir en nous mais aussi pour partager ces bienfaits avec l’autre. Les personnes qui décident d’approfondir une pratique parce qu’ils sentent l’appel de leur âme, comme une passion, témoignent de l’engagement que cela nécessite. Elles expriment toutes comment cela les nourrit, les apaise, les équilibre et leur donne envie de partager…


Se mettre dans la force
Développer ses capacités médiumniques et approfondir la pratique demandent de contacter notre nature de médium : notre intuition, nos émotions, être à l’écoute de ce qui nous traverse et voir au-delà des apparences, à l’aide de nos capacités extra-sensorielles (clairvoyance, clairaudience, clair-ressenti…). L’intuition ainsi que nos capacités extra-sensorielles, sont des connaissances sans lien logique avec l’extérieur qui nous viennent de l’inconscient. Celui-ci comme un radar captent les énergies subtiles et les restituent au besoin.


L’état de transe nous permet de laisser plus de place aux énergies subtiles et nous permet ainsi d’accueillir pleinement le monde des esprits. Cette pratique se nomme « se mettre dans la force ». Cela fait très Jedi n’est-ce pas ? C’est incroyable comment certains films évoquent une spiritualité et une pratique médiumnique vieille de plus de 150 ans.


Se mettre dans la force nous demande de contacter notre lumière, notre joie, pour augmenter notre énergie, expanser notre conscience pour rencontrer l’amour du monde des esprits. Nous nous mettons alors dans notre puissance pour ne faire qu’un avec la puissance du monde des esprits.


Pour une trans-mission
Lorsque nous nous retrouvons dans cet espace, nous devenons messager. En tant que médium nous nous ouvrons à l’expérience, à l’enseignement. Nous nous mettons alors au service des différents mondes, pour amener une trans-mission de :
•    Guidance
Dans le monde des esprits, certaines énergies guides ont pour mission de nous soutenir et de nous inspirer sur notre chemin de vie, de nous permettre d’aller à la rencontre de nous-même. Nous n’avons pas qu’un seul guide, mais plusieurs, chacun ayant un « domaine d’expertise ». Si nous nous mettons à leur écoute, nous nous relions profondément alors à nous même et agissons en respect avec la nature du monde.
•    Reliance
L’expression « monde de l’au-delà », nous donne une vision de séparation.  Il est au de-là de la mort, inaccessible.  Or la pratique de la médiumnité nous enseigne que le monde des esprits ne se situe pas ailleurs, nous en faisons partie. Croire qu’il s’agit d’un autre territoire, c’est comme croire que les oiseaux, les plantes, etc., font partie d’un autre monde. Nous pouvons peut-être nous sentir séparés de la nature, cependant nous faisons naturellement partie d’un écosystème. Nous sommes tous capables de reliance, la mort n’est qu’une porte vers un ailleurs et une continuité du chemin.
•    Guérison
Lorsque nous contactons les défunts et qu’ils nous disent que le lien d’amour est toujours présent et qu’ils continuent leur chemin, notre vision de la vie et de la mort peuvent alors se transformer. Si nous ne craignons plus la mort, nous ne craignons plus de vivre non plus. Nous pouvons être plus en harmonie et plus en respect avec ce qui nous entoure.


Pour un changement de notre monde
Nous sommes des êtres spirituels venant faire l’expérience d’une vie incarnée. Et non des êtres incarnés qui doivent mériter le monde spirituel. C’est ce chemin que propose la médiumnité spirituelle : une « mise en relation » vivante, une façon de regarder le monde et les mondes au-delà des apparences à travers l’expérience directe.
La relation réciproque entre les mondes peut devenir pour chacun un chemin d’intériorité, au service de la communauté et de cette terre qui a besoin que nous soyons dans une écologie intérieure, pour enfin la respecter.
                                                                                           Betty Tutrice

 

Article parue dans https://www.etreplus.be/magazine de décembre 2021

 

Pour en savoir plus :

le livre la médiumnité spirituelle 

Les séminaires